Envoie(s) – du 25/09 au 3/11/2010

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Médecin de campagne © Denis Bourges / Tendance floue

Médecin de campagne © Denis Bourges / Tendance floue

 

Erika © Olivier Culmann / Tendance floue

Erika © Olivier Culmann / Tendance floue

PHOTOGRAPHIES

 

Delta de Gilles Coulon

Au Mali, entre Djenné, Mopti et Tombouctou. Entre ces cités denses d’histoire s’étend une vaste région d’eau habitée et exploitée par l’homme : le delta intérieur du fleuve Niger. Tributaires des mouvements de l’eau imposés par la crue annuelle, les gens du Delta organisent leur vie au rythme d’un fleuve tentaculaire.

 

Entre 2 mondes de Denis Bourges

Les images de ce travail n’évoquent ni l’Histoire, ni le patrimoine, ni l’architecture ou l’environnement de ce lieu unique mais la dualité en son sein. Le Mont apparaît ici en toile de fond. « Je me suis plutôt attaché à dépeindre les êtres humains qui gravitent autour du « Mont » et l’habitent, pour tenter de comprendre ce que les uns et les autres viennent chercher dans ce lieu mystique. » Deux communautés se distinguent, contribuant à la dualité du lieu : l’une monastique et l’autre touristique. D’un côté des religieux isolés, tournés vers Dieu ; de l’autre des millions de visiteurs battant le pavé par tous les temps rassemblés dans un tout autre pèlerinage. L’utilisation de la couleur et du noir et blanc souligne cet étonnant paradoxe entre deux mondes « superposés » et hermétiques que tout semble opposer : le bruit et le silence, le mercantile et le spirituel, la foule et l’isolement…

 

Médecin de campagne de Denis Bourges

Où partait mon père, chaque matin vers 8 h, après m’avoir déposé à l’école ? Dans quel autre monde, quelle autre famille allait-il, inlassablement, jusqu’à très tard le soir ?

Et ces coups de téléphone en pleine nuit, ses départs nocturnes précipités ? Un jour, j’ai voulu savoir, voulu comprendre, le travail que faisait mon père, l’un des plus beaux métiers du monde. L’un des plus exigeants aussi. On dit médecin mais on pourrait ajouter conseiller, en tout et pour tout, psychologue, ami. Ami de famille comme on dit médecin de famille, ami des personnes isolées en mal de mots, par delà les maux. Vous y verrez les gestes du médecin, celui là même qui a pris la succession de mon père, les regards échangés avec ses patients et leur entourage. Vous entrerez à l’intérieur d’une autre France, loin des grands centres urbains, dans ces maisons où la cuisine est le centre du monde.

Ces petits morceaux de lien social, qu’il a su, l’espace d’une consultation, tisser avec eux. Tant qu’il y aura des médecins de campagne…

 

Erika d’Olivier Culmann, Gilles Coulon et Patrick Tourneboeuf
C’est toujours la même histoire. D’abord l’odeur, poisseuse, écœurante. Puis le silence, inhabituel. Même les vagues ont l’air d’avoir du mal à casser sur la rive. Elles sont lourdes, comme engourdies, chargées du liquide visqueux. Ensuite on verra les oiseaux, hébétés, englués de pétrole brut. Puis les hommes, ahuris, tentant de sauver les pierres de l’inexorable croûte huileuse. La Bretagne a eu son lot de marées noires. Et pour cause.

Plus de 300 navires passent chaque jour à sa pointe, transportant plus de 600 000 tonnes de produits dangeureux dans leurs cales, dont une grande partie d’hydrocarbures. Ce ballet quotidien semble lointain, inoffensif, jusqu’au jour où l’accident a lieu. Ici, ou au large d’une autre côte, dans un autre océan…

Extrait du texte de Cécile Cazenave

 

Mad in France de Murielle Schulze et Gilles Coulon
 
J'me souviens plus trop bien... © Mat Jacob / Tendance Floue

J'me souviens plus trop bien... © Mat Jacob / Tendance Floue

FILMS

 

Mad in France de Murielle Schulze et Gilles Coulon, 2009

Relevant du même principe que les précédents ouvrages en Chine et en Inde, Mad in France est une production du collectif de photographes Tendance Floue : douze regards simultanés sur un territoire donné. Les photographes ont invité des auteurs et des graphistes à participer à cette aventure. De cette mise en commun est née une revue. Ce film retrace son histoire. Making off, road movie… Objet étrange mêlant vidéo et photographies.

 

J’me souviens plus trop bien, sur les traces du train patate de Mat Jacob, 2008

Les « Chemins du patrimoine en Finistère » ont accueilli Mat Jacob en 2008 pour une résidence d’artiste. Son enquête photographique et sonore sur les traces du « train patates » est un parcours au gré des rencontres et des ambiances.

« Le film est le résultat de deux voyages effectués sur l’ancienne ligne de voie de chemin de fer Rosporden- Plouescat : un « road-photographique » journalistique. Je suis parti à la découverte de cette région comme on part pour un lointain voyage, avec la curiosité et la naïveté nécessaire à l’errance. » Mat Jacob